jeudi 7 mai 2015

Voir Parme et partir.

Les kilomètres défilent aux vitres du camion.
La plaine du Pô s'étend sous nos yeux.
Le voyage c'est aussi l'asphalte sans fin d'une autoroute


Nous arrivons à Parme fatigués. Posés sur un parking de supermarché, nous nous accordons une pause et une bière. Le prix prohibitif de la boisson,  l'impossibilité de prendre une douche à la piscine d'à côté et l'aspect peu accueillant du bitume d'un supermarché ont raison de notre envie de visiter la ville et nous partons aussi vite que possible.
Heureusement la petite ville de Sabbioneta  nous sauve la mise.
Cité fortifiée par un noble en manque de reconnaissance au 16eme siècle, ses murs sont devenus un écrin qui a laissé le centre ville intouché depuis. Trop beau pour ne pas être protégée, pas assez pour être fréquentée, la ville attend.


Le soleil se couche sur les remparts et nous nous délectons, oisifs, d'un parmesan 3 ans d'âge*

*surtout moi, Amélie n'aime pas ça, mama mia...

Les Saviez-vous?

L'Agriculture Italienne est parmi les premières d'Europe, particulièrement pour le Vin (1ere place mondiale) et le riz (1ere place européenne). La production s'élève à 45 Milliard d'euros par an. Elle reste derrière la France et ses 72M/an et loin derrière les géants: Chine (700M/an), États-Unis (250M/an), Inde (200M/an). (Pour les wanabee fans d'économie, un excellent article pour expliquer que la valeur produite ne fait pas tout)

Elle représente 2,5% du PIB et emploie 5% de la population active. En comparaison, l'agriculture Française représente  4,5% du PIB pour 3,5% de la population active. Pourquoi une telle différence? Principalement à cause d'une organisation très familiale, comme pour beaucoup d'entreprises italiennes. La surface moyenne des installation agricole est ainsi de 5 hectare contre plus de 30ha en France.

La plaine du Pô représente 1/3 du territoire national. Elle concentre une grande partie de l'agriculture italienne depuis l'époque romaine, durant laquelle ont été construit de complexes et efficaces systèmes de digues et de canaux (arpentage) encore utilisés aujourd'hui.



Bien sûr la surexploitation agricole, associée à nombreuses industries et une grande densité urbaine, à un coup environnemental lourd:
-La saturation en azote à cause des engrais et des véhicules,
-En nitrate à cause de l'élevage terrestre et aquatique,
-En matière organique à cause de l'érosion des sols (moins de forêts : les racines des arbres et leur maillage ont un rôle de maintien des sols),
-L’imperméabilisation des sols à cause du bitume qui modifie les débits d'eau,
-Et enfin les associations de divers polluants, du perturbateur endocrinien (comme la pilule) en passant par les produits d'entretiens.

Ainsi, la côte adriatique s'est vue envahir par l’algue brune dans les années 80 (une copine des algues vertes qui ont pourri les plages bretonnes il n'y a pas si longtemps).

*

Aujourd’hui, le fleuve Pô est intégralement protégé par un parc naturel, ce qui a ralentit sa pollution, mais les défis restent nombreux face à la pollution de la plaine qui continue de s’accélérer.

Plus d'infos:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaine_du_P%C3%B4
http://www.statistiques-mondiales.com/italie.htm
http://www.bsi-economics.org/index.php/macroeconomie/item/408-agriculture-francaise-europeenne-dans-le-monde

*« Marée verte - Ulva Armoricana - en nord Finistère - 002 » par Thesupermat

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